| La solution la plus intelligente pour prévenir le mal de
l'altitude consiste évidemment à soigner son
acclimatation. C'est tout un art, lié à la préparation de l'itinéraire, et cela
mérite une rubrique complète. Voyez donc à ce sujet les
conseils pour réussir son acclimatation. Mais plusieurs autres facteurs peuvent retarder ou limiter le mal de l'altitude :
- Le vent a un effet reconnu. Plus il fait froid et venteux moins on est
englué dans les symptômes de mal d'altitude. Choisir un itinéraire bien
venté (par exemple une arête dégagée) est donc un plus si vous êtes
fragiles. Si vous êtes malade (mais pas trop) dans la tente, sortez, faites
une balade au grand air, souvent ça suffit.
- La prise d'aspirine limite le mal de tête, mais ne fait pas grand chose
contre les nausées, et elle ne rend pas la volonté !
- Le fait de boire beaucoup, également, a un effet bénéfique : en aidant à
lutter contre la déshydratation systématique de l'organisme dans l'air très
sec d'altitude, cela permet de désépaissir un peu le sang. Les petits
capillaires du cerveau seront mieux irrigués et plusieurs symptômes seront
limités (nausées, mal de tête).
Il existe aussi un traitement médical préventif censé être efficace pour
faciliter les choses : il consiste à prendre des diurétiques
(voir "La pharmacie") quelques jours avant de partir et pendant la
balade, mais il faut le faire avec prudence car (évidemment) cela favorise la
déshydratation, et ça peut aussi contribuer à vous masquer un état physique
mauvais.
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