Comment faire partir le mal de l'altitude lorsqu'on l'a "attrapé"
?
Arrêter l'effort
Le premier stade de mal de l'altitude (petits maux de tête, petites nausées)
se traite par l'arrêt de l'effort, qui suffit souvent : il faudra alors attendre
tranquillement (quelques heures) que l'organisme s'adapte.
Redescendre !
Le mal aigu des montagnes, stade suivant, indique clairement que vous êtes
largement au dessus de la limite supérieure d'adaptation actuelle de votre
corps.
La seule vraie solution est la redescente. Dès que vous repassez en
dessous de l'altitude à laquelle votre corps est acclimaté, l'effet est
immédiat et foudroyant, c'est impressionnant : la seconde d'avant vous êtes
mourant(e), et tout à coup vous n'arrivez même plus à vous rappeler pourquoi
diable vous souhaitiez redescendre tellement tout va bien.
Ceci dit, si une fois malade, l'on reste à l'altitude à laquelle on est
tombé malade, on va tout de même s'acclimater peu à peu, mais cela peut durer
longtemps !!! Si par exemple vous êtes acclimatés à 3000 m, et que vous
dormez à 4000, il faudra probablement 2 journées complètes (rappelez-vous, le
corps encaisse 500 m par jour) pour que les symptômes disparaissent
complètement... et dans l'intervalle, vous allez en baver !
Si vous en êtes au 3ème stade, à savoir l'oedème, alors là, aucune hésitation
: redescente obligatoire, immédiate et très rapide. Un oedème pulmonaire peut
tuer en une heure !
AN
- TI - CI - PER !
Un dernier conseil : lorsque vous pressentez que vous même ou quelqu'un de
votre équipe risque un mal de l'altitude sérieux, évitez de vous mettre dans des
situations où la descente rapide sera impossible. Rien de pire pour un malade
que devoir remonter quelques centaines de mètres de dénivelé avant de pouvoir
enfin plonger vers le bas par un itinéraire facile et rapide.. |