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Voici quelques attitudes utiles à adopter par le "leader" pour qu'un raid se passe au mieux : Respecter le niveau technique et physique des participantsSi le groupe est fatigué, si le groupe a un moral bas, il faut en tenir compte et ne pas rester uniquement fixé sur l'objectif initialement désigné. Voici quelques manières de s'adapter :
Ne pas s'adapter aux besoins de la troupe peut par contre se payer cher (dégradation de l'ambiance, blessures, etc...). Tempérer les ardeursInversement, il est parfois nécessaire de tempérer les ardeurs du groupe. Lorsque tout va bien, que la progression est rapide, que le temps est beau, que les gens sont en forme, le groupe a envie d'avancer plus vite, de continuer encore une heure ou deux avant de poser le camp, ou de s'assigner un objectif plus ambitieux pour le lendemain. Il y a là un rôle de tempérance, d'explication, pour que l'on reste dans le domaine du faisable en conservant une confortable marge de sécurité et de ressources physiques et morales. Ce n'est pas toujours facile car l'enthousiasme est communicatif, et qu'on est soi-même tenté de faire mieux. Mais le mieux est l'ennemi du bien, en montagne comme ailleurs. Réguler les tensions si besoinIl n'est pas rare que lors d'un raid l'ambiance se dégrade à un moment ou à l'autre. Plein de raisons expliquent cela :
Bien que le rôle du leader ne soit pas en principe de gérer les aspects purement relationnels entre les participants, il peut être très efficace et utile qu'il intervienne en cas de tensions ou de conflit. Sa position de pouvoir au sein du groupe lui confert sur les autres un ascendant important, et on constate souvent qu'en cas de conflit les protagonistes se tournent naturellement vers lui et attendent, consciemment ou inconsciemment, qu'il intervienne. Son intervention peut être sur le mode "tempérant", pour calmer le jeu, rassurer... Il faut parfois au contraire trancher, prendre une décision claire sur ce qui génère le conflit. Tenir le moral du groupeBien souvent, le moral du groupe est calqué sur le moral du leader. C'est particulièrement spectaculaire dans les moments difficiles (froid, peur, fatigue...). Si le leader garde le sourire, la pêche, montre qu'il se sent à l'aise, qu'il n'est pas inquiet, les autres suivront. Il me semble peu douteux que certains groupes se sont sortis avec le sourire de situations difficiles grâce au moral de leur leader. Inversement, je pense que des groupes ont vécu des moments épouvantables sans pourtant être dans des situations désespérées à cause du seul moral défaillant du leader. Garder une attitude positive est un comportement parfois difficile à tenir car le leader lui-même a forcément des moments de faiblesse, d'inquiétude... faut-il alors simuler, cacher les problèmes ? Je crois que dans une certaine mesure, c'est préférable, car un groupe en bon état moral aura de meilleures ressources pour se sortir de situations difficiles, alors qu'un groupe faible courra encore plus de risque. Peut-être faut-il partager ses inquiétudes avec seulement une personne suffisamment forte dans le groupe ? |
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