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La légende dit que sur une arête, si une personne tombe à droite il faut que l'autre saute à gauche pour la retenir. C'est une manoeuvre à laquelle je ne me risquerais pas sur une arête rocheuse sous peine d'en sortir aussi cassé que mon vieux train électrique. Je peux à la rigueur imaginer de procéder comme ça sur une arête neigeuse, mais je ne suis pas pressé d'essayer, je préfère empêcher la chute. Redevenons sérieux : Dès lors que l'arête devient aérienne, la progression devient exposée. Le risque sur ce genre de terrain, c'est la chute dans la pente. Il faut bien se rendre compte que :
La philosophie de la progression en arête est donc celle-ci : il ne s'agit pas de stopper la chute, mais de l'empêcher purement et simplement. Règle n°1 : on réduit la longueur d'encordement à 1 m (si, si) en faisant des anneaux de corde à la main, ce qui permet à chacun d'assurer les pas de la personne qui la précède en tenant fermement cette corde. Règle n°2 : ... pas de règle n°2, je crois. A partir de là, tout est affaire de doigté : une cordée habituée à la progression en arête peut être énormément plus rapide qu'une cordée peu aguerrie, qui essaiera de poser des relais partout... Quelques conseils :
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