
18 janvier 2003
Avant-hier, j'étais en train d'ajouter quelques lignes à une chronique de
ce site, que je concluais par ces lignes : "N'empêche, à peine revenu
de ma dernière virée au Mont-Blanc, je recommence déjà à me demander où
j'irai l'an prochain. Tiens, et pourquoi pas au Mont-Blanc ?". C'était
une phrase, comme ça, pour rire, et pourtant aussitôt la machine à rêver a
démarré au quart de tour.
Et pourquoi pas ? Pourquoi pas encore cette fois ? En septembre dernier,
après une balade au Mont-Blanc réussie à tous points de
vue, je m'étais
juré que je ferais un break en 2003. Histoire par exemple de reprendre un peu
sérieusement le parapente, trop peu pratiqué depuis quelques années (on ne
peut pas tout faire, c'est affreux, je crèverai de mes envies inassouvies).
L'envie d'un peu de chaleur et de soleil dans l'air vibrant de l'automne pyrénéen avait presque pris le dessus, lorsque la question pernicieuse
resurgit : "Et pourquoi pas ?"
Tournant et retournant quelques instants cette pensée dans mon esprit, je me
faisait conversation à moi-même : "L'ennui, c'est que ça fait plusieurs
fois que je fais un peu la même chose. En fait, il faudrait que je trouve une
nouvelle idée, un "concept", quoi, quelque chose qui change".
Remontant machinalement des yeux le texte que je venais d'écrire, je tombe
soudain sur l'IDEE : dormir là-haut. Ne pas redescendre. S'y installer,
pas juste au sommet qui doit être un endroit détestable d'animation bruyante
lorsque l'on doit y rester plus de 10 mn, mais plus loin, sur le Mont-Blanc de
Courmayeur. Au bout de cette belle arête que l'on contemple avec envie mais
qu'on n'a jamais le courage de visiter.
Y rester... longtemps, disons 2 ou 3 nuits de suite. Ca c'est une idée qui
me plait, ça sent la petite aventure. 3 nuits sous la tente à 4700 m, c'est presque
comme si on était au camp de base d'un sommet andin ou d'un petit sommet
himalayen.
Allez, c'est décidé, je lance le projet ! Je prends du même coup une autre
décision, celle de garder la trace des errements et des réflexions
contradictoires qui ne vont pas manquer de jalonner la préparation de cette
histoire là. Je vais donc utiliser cette page web pour noter, au fil des
semaines et des mois, les réflexions qui me viennent et les options que je
choisirai. Que tous ceux qui veulent me suivre cliquent sur
"suivante" pour suivre les différentes
étapes de ce projet (que j'intitule officiellement "3 nuits au sommet du
Mont-Blanc" pour faire pompeux). 
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