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Je crois que le lendemain a été l'un des top dans mes souvenirs de belle montagne, de beau temps. Tant pis si vous mettez la nuit à la télécharger, mais je ne résiste pas à l'envie de vous livrer cette photo ci en grande taille.
On y voit Pascal, sur les pentes sommitales de la roche de Jabel, avec derrière lui toutes les alpes du sud. Le sommet qui dépasse sur la dernière ligne d'horizon c'est le mont Viso, il est en Italie à 50 km de là au moins. Cette photo me fait penser à des vues himalayennes ou andines. En hiver, lorsque les sommets sont recouverts d'une grande quantité de neige, il n'y a pas beaucoup de différences entres toutes les montagnes du monde, et les plus modestes peuvent ressembler aux plus hautes. Ce jour là, on s'y est crus, sur les sommets des Andes, autant que quelques mois plus tard. Alors, pour se récompenser de cette petite montée, on s'est payés un autre gueuleton. Le réchaud enfoncé dans la neige, Pascal nous a cuisiné je ne sais plus quoi d'immonde, mais ça n'était pas grave. On était contents d'être là.
Et puis après, la neige est devenue très, très molle. Notre programme initial, qui était de pousser jusqu'aux agneaux, de redescendre sur le glacier blanc et de continuer jusqu'aux écrins, nous a tout à coup semblé vraiment fatigant. Alors on a pris le premier couloir qui s'est présenté et qui nous a semblé praticable, et on est redescendus dans les pentes plus accueillantes qui menaient vers la vallée.
Bien sûr, on n'avait pas réalisé grand chose de nos projets, ce qui décidément nous arrivait trop souvent, mais c'était chouette quand même. 4 mois plus tard on s'envolait vers le Pérou, on avait 19 ans et on était vraiment fous. Mais c'est une autre histoire qui sera contée ailleurs ... |
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