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L'arentelle, Saint Flour de Mercoire, 6 au 12 janvier 2006
Résidence consacrée à la création de nouveaux morceaux. |
| Le jour du départ, toute la Lozère est sous la
neige. Première hésitation : remet-on à demain ? Le départ se fait
quand même. |
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Voici notre lieu de travail : le théâtre de l'Arentelle.
Un lieu de résistance de la culture en milieu rural. Bruno et
Geneviève Hallauer l'ont créé il y a 20 ans et y accueillent depuis
des résidences et des spectacles sous couvert de la compagnie
"L'Hermine de rien"
Charmant endroit en pierre et bois, dans lequel on
s'est sentis bien tout de suite. |
| En direct de la création d'une cochinchine. Trois
dansent, deux improvisent, avec ou sans instrument. L'enregistreur
tourne en permanence... toutes les 5 minutes on change les rôles. On
réécoute le tout et on choisit les meilleurs moments pour jeter les
bases du morceau. |
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Entre le lieu de travail et le "moulin" où on dort,
1 km de glissades, notre seul sport quotidien. Il faut bien griller
les nombreuses calories apportées par les copieux repas de terroir
que nous prépare Céline. Steph a pris 2 kilos! |
Bilan : 7 nouveaux morceaux à différents
stades d'achèvement : Vers une nouvelle vie (un "10 temps" avec une
danse qui reste à inventer), hora, valse des brebis, cochinchine,
two step, polka valentino, maraîchine. En contrepartie de ce moment
de travail, Bas les pattes reviendra à l'Arentelle à l'automne 2006
pour présenter la version finale de son nouveau concert-bal.
Temple de Saint Martin de Lansuscle, du 11 au 20 avril 2006
Une résidence consacrée au "son", et à un premier travail sur les
aspects scéniques. Kézako ? Lorsqu’on se
produit en public, on travaille dans des conditions techniques qu’on
a rarement l’occasion d’apprendre à maîtriser en répétition
(sonorisation de façade, retours de scène), ce qui a parfois des
conséquences assez désagréables pour l’auditoire (larsens
intempestifs, son brut et brouillon…) et pour nous-même ( mauvaise
gestion de la configuration matérielle sur scène, d’où mauvaises
conditions d’écoute, donc jeu approximatif, sensation étrange de ne
pas trouver sa place dans l’espace scénique, placements et
déplacements déplacés,pas
mal celle-la, non? …)
Il y a entre nous et un groupe qui maîtrise
ces composantes de la scène le même écart qu’entre la personne qui
vient d’avoir son permis de conduire et une autre qui pratique
depuis plusieurs années;et dire que certains restent de piètres
conducteurs…! Pas de temps à perdre… au boulot!!
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Le
temple de St Martin de Lansuscle,inondé de lumière divine.
Bas les Pattes! touchés par la grâce… la muse
viendrait-elle les visiter?
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Mais
voici les deux pèlerins qui nous remettent les pieds sur terre:
Marco ‘ça tabasse!’ & Jeff ‘efficace’Saboye.
Impressionnants
de concentration,vous trouvez pas?
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Marco
Jeune sonorisateur rencontré lors de notre
toute première mini résidence au Pont-de-Monvert (un stage de son
encadré par
Bruno Rey) fin octobre 2004, il apprend son job sur le tas en
nous sonorisant de temps en temps. Il décharge en cela
Jean-seb qui n’a plus cette charge pendant nos concerts et peut
se consacrer (presque) intégralement au sax.
Jean-seb, qui a une longue expérience dans le domaine du son,
travaille étroitement avec Marco pendant les balances (=réglages de
la sono avant le concert).Il faut dire que la tache est ardue: nos
instruments ayant un volume sonore conséquent (batterie, basse, sax)
viennent plus ou moins polluer la prise de son des instruments
acoustiques (bouzouki, clarinette, accordéon). Dès lors... |
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...prise de son rime très vite avec prise de tête!
De plus, on lui demande de spatialiser le son, d’envoyer quelques
effets, de couper ici puis de rallumer là... pour se retrouver
maintenant avec une véritable conduite pour nos 2h30 de concert.
Néanmoins, ce travail fait nettement gagner en qualité au rendu de
notre musique, et ces journées furent réellement bénéfiques. On a
bien avancé sur l’identité du son
Bas les Pattes!
‘Efficace’ , comme dirait...
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Jeff
Ingénieur du son, il possède son studio et a
travaillé avec de nombreux groupes sur le Languedoc-roussillon,
notamment Shaï no shaï.
Dans le cadre de notre collaboration, c’est
en temps que conseiller artistique qu’il agit. Lui aussi nous
l’avons rencontrer lors de notre cette petite résidence au
Pont-de-Monvert (ce stage de son encadré par
Bruno Rey) fin octobre 2004. Après avoir vu un concert, Jeff
nous a fait parvenir un compte-rendu de ces impressions, très fin et
constructif, sur la base duquel nous orientons notre travail. Bien
que courte (une seule journée!), cette expérience fût très
enrichissante.
C’est donc tout naturellement que nous
l’avons invité à travailler sur plusieurs aspects:gestion de
l’espace scénique, mise au point de la conduite optimale de notre
balance, gestion de l’intensité de certains morceaux, et travailler
le son « Bas les Pattes! »
en façade avec
Marco .
Avec Jeff, il a fallu travaillé
« l’efficacité » et nous étions aux anges lorsqu’à la fin de ces 4
journées, il a qualifié notre set de... de… « efficace »
avons-nous crié avant qu’il ait pu le placer !! |
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Tempête sous nos crânes (Brainstorming pour les spécialistes)
Définir l’ordre des morceaux d’un concert est toujours délicat car
beaucoup de facteurs entrent en jeu: variété des danses, intensité
des morceaux, changements d’instruments, fatigue lors du dernier
tiers du concert, les goûts de chacun, autant de bonnes raisons pour
se chamailler .
C’est pour ça qu’on le fait en plein air ...
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Quelques illustrations pratiques de notre
travail .
Nous avons redéfini nos espaces respectifs sur
scène en fonction de plusieurs facteurs :
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Des tempéraments de chacun |
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De la nature des instruments |
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Des conditions d’écoute dont chacun a
besoin |
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Adapter l’espace afin de faciliter la
communication entre nous, notre liberté de mouvement |
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Marc, multi instrumentiste (accordéon, bouzouki, guitare,
charango ,flûtes, et j’en oublie, OK?) était jusque là dans le coin
opposé à la batterie. De par son tempérament plutôt discret, le
reste du groupe le laissait sans s’en rendre compte un peu de coté
avec son bric-à-brac.
Suivant les conseils de Jeff, il migre en
position centrale; c’est notre pivot, la base du groupe (c’en est
tout de même l’initiateur…), le voici donc à sa véritable place.
Il y a en plus un coté esthétique intéressant
avec ses instruments disposés de part et d’autre.
Le
changement a été unanimement ressenti et approuvé. |
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Marc au centre, donc. A sa gauche (à
votre droite fonctionne aussi!) la paire basse / batterie, à
sa droite (ça va
aller, ce coup ci?) les vents; respectivement, le bloc
rythmique et le bloc mélodique. |
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Nous
sommes disposés en un large arc de cercle, de manière à ce qu’on
puisse tous se voir, et ainsi faciliter la communication et les
moments de complicité. On a dégagé un espace en front de scène; on a
viré les pieds de micros en fond de scène, réorganisé les retours et
aucun câble ne traîne. Grâce à cette nouvelle organisation, on
respire, et notre musique avec nous. |
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On
dispose désormais d’un espace de liberté,de circulation,
d’expression et de danse. Bien sur, certains en profitent pour y
faire leurs p’tits z’intéressants... |
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Bilan
En améliorant notre
confort scénique, nous présentons au public un groupe plus homogène,
visuellement et musicalement; l’énergie est beaucoup moins dispersée
qu’auparavant, et vers qui on la concentre? Eh oui, vers vous, bande
d’heureux veinards! De plus, avec notre ami Marco derrière la table
de mixage, le son est plus agréable à écouter, plus chaleureux.
D’ailleurs, regardez, on a plutôt l’air décontractés, non?
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