| L'orchestre foutraque et improvisé qui a joué toute la soirée
s'est peu à peu réduit. Ses membres, comme le reste de l'assemblée,
ont progressivement gagné des lieux de repos... Me voilà dernier à
jouer. La lune s'est levée et baigne la vallée de sa lumière
sereine. Pas un souffle d'air, pas un mouvement de feuilles autour
de nous, le calme est absolu. En cet instant j'aimerai passer très
haut au dessus de la terre, et chercher Cabridou des yeux. Sans
doute pourrais-je apercevoir, au milieu de la forêt de chênes verts,
la terrasse illuminée ? Peut-être des bouffées de musique étouffée
me parviendraient-elles de ce bal minuscule ? |
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| Trois couples dansent encore dans la tiède nuit de
septembre. Ailleurs, le bal serait terminé depuis longtemps, faute
d'une assemblée suffisamment nombreuse. Mais ici, il semble ne
jamais devoir se terminer. Comme si, à la fin ce moment magique,
quelque chose allait se casser... |
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