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Voir aussi une
version romancée de ce récit
Le principe de transhumance est si ancien qu'il
s'est ancré au plus profond de l'animal, sous la forme d'une sorte de mémoire
collective : aujourd'hui encore, les troupeaux semblent avoir une connaissance intuitive
de la draille : ils ne s'en éloignent jamais. Pierre Clément raconte qu'il a
observé des troupeaux se réveillant et se mettant spontanément en route au lever
de la pleine lune, obéissant à l'impulsion d'un mystérieux atavisme... La
transhumance et la draille seraient-elle inscrite dans les
gènes des ovins ? Voici un petit résumé de ce que l'on sait, suppose... ou rêve
!
Après la fin de la dernière glaciation, vers -10.000 ans, la
température remonte. Lors des étés de plus en plus chauds, les
herbivores sauvages des régions à tendance arides apprennent
progressivement à monter chercher de l'herbe et de l'eau en
altitude. C'est la migration
saisonnière. Parmi ces herbivores, au proche orient on trouve le
mouton sauvage. Il est
domestiqué là-bas vers le VIIème millénaire. Les nouveaux
bergers n'ont pas le choix : ils suivent la migration, puis
l'organisent, ce sont les
premières transhumances. Quelques siècles plus tard, les moutons
domestiques arrivent en Languedoc, le phénomène de la transhumance
est reproduit. Lorsque l'homme s'installe durablement dans les
montagnes, des règles doivent se mettre en place pour réglementer et
formaliser le fonctionnement de la
transhumance. |