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Cette page n'est plus actualisée depuis juillet 2008 car le site "Can de l'Hospitalet" a déménagé. Sa version actuelle, modernisée et complétée, se trouve maintenant à l'adresse suivante :

www.reveeveille.net/candelhospitalet

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Marc

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La can de l'Hospitalet

Baume de Giral

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Voici encore un lieu plein de souvenirs, où le réel et l'imaginaire se côtoient sans qu'il soit toujours possible de faire la part des choses. Autrefois portée sur les cartes IGN, la baume de Giral n'y figure plus maintenant, et semble avoir déserté les mémoires car en 2006 presque tous ignorent son existence. De fait, elle est loin de tout, difficile d'accès, et presque totalement enfouie sous la végétation.

Des ossements humains y ont été découverts au XIXème siècle et nourrissent la légende.

Certains racontent qu'une assemblée protestante se serait tenue dans la grotte mais aurait été dénoncée, ses participants massacrés et abandonnés ou enterrés sur place. D'autres prétendent que les participants à cette fameuse assemblée auraient été emmurés vivants.

Ces interprétations ne m'étonnent pas : dans les environs, le légendaire associé à l'histoire des protestants est si fort que tous les sites un peu forts se doivent d'avoir, aux époques adéquates, accueilli des camisards ! Personnellement, je n'ai trouvé aucune trace écrite pour conforter l'une ou l'autre de ces hypothèses. La seconde version semble encore plus difficile à croire que la première car aucune trace de bâti n'est visible à l'entrée du porche, qui semble d'ailleurs trop vaste pour être fermé facilement.

Certains, dont je suis, pensent plutôt que la baume de Giral a servi de sépulture vers la fin de l'époque préhistorique. Compte-tenu de l'époque à laquelle l'homme s'est installé dans cette région des Cévennes, et du contenu de plusieurs autres grottes locales (comme la grotte des fées), il est vraisemblable d'imaginer que ces corps datent de l'âge du fer... mais tout cela serait à confirmer par les travaux d'archéologues professionnels.

Bref, de toute façon il y a probablement eu ici des humains à diverses époques et pour diverses utilisations, et cela ne surprend pas lorsque l'on découvre le site qui présente beaucoup de qualités.

On arrive par le haut de la falaise, en terrain découvert, et pour s'enfoncer dans les profondeurs de l'ombre il faut dénicher une faille, sur le côté gauche, au creux de laquelle des marches d'une autre époque sont à peine visibles dans leur mimétisme minéral, mais bien utiles pour descendre cette pente raide.

La falaise que l'on découvre là-dessous est curieusement tordue. Vers la droite, un abri sous roche très massif semble vouloir arracher la montagne et la précipiter dans le ravin. Le porche, quand à lui, se découvre au dernier moment, malgré ses 7 mètres de diamètres. Il nous regarde de son oeil rond et noir.
L'endroit n'est pas immense, mais aurait sans problème pu permettre à quelques dizaines de personnes de se réunir autour d'un prédicant, et en tout cas aurait constitué un gîte confortable pour une famille de néolithiques.

A côté de l'entrée principale, deux petits diverticules permettent d'entrer et sortir par des voies détournées, ce qui, j'imagine, constitue une sacré sécurité dans certaines circonstances.

Seul problème pour l'occupation permanente : l'eau. Aucune source à proximité. Seules quelques gouttes suintent du plafond par endroits.

L'eau n'a pourtant pas toujours manqué ici : tout au fond, le porche se resserre à l'état de galerie, puis de boyau, qui continue son cheminement dans le noir sans nous inviter. Des formations calcaires (gours, cascade...) indiquent sans ambiguïté que l'on est bien ici dans une "vraie" grotte, autrefois creusée par une rivière souterraine de petite taille. Mais l'eau a depuis longtemps déserté cette altitude pour s'enfoncer plus profond dans la can de Tardonnenche...

En 2006, un sondage effectué au fonds de la grotte a permis de trouver, à 50 cm de profondeur, sous une couche d'argile très humide elle-même recouverte d'une couche de calcification, des tessons provenant d'au moins 3 bols ou vases différents. Les caractéristiques techniques de la poterie font penser à la fin de l'âge du bronze ou au début de l'âge du fer... Preuve que la grotte a effectivement été utilisée à ces époques. Les questions restent nombreuses pour comprendre de quelle type d'utilisation il s'agit. Il serait en particulier intéressant de savoir à quelle époque le fonds de la grotte s'est colmaté, et si une prolongation importante fait suite à la galerie actuelle. La calcification n'est pas forcément un indice de grande ancienneté, car la vitesse à laquelle le calcaire se dépose peut atteindre des vitesses fulgurantes dans certaines circonstances, jusqu'à 1 cm par an semble-t-il !

Pour trouver la grotte

La grotte de Giral est située au dessous des hameaux de Ventajols et la Borie, à 950 m d'altitude, à 100 mètres à l'est-sud-est de la cote 1041, à environ 50 m en amont du confluent de deux ruisseaux, au pied d'un ressaut calcaire qui est presque entièrement dissimulé par les arbres.

Autant dire tout de suite qu'elle est difficile à trouver lorsque l'on ne bénéficie pas d'un guide qui la connaît déjà.

Le meilleur accès pour l'atteindre suit une piste construite en 2005 qui monte de Ventajols à la can de Tardonnenche. Vers 970 mètres d'altitude, une piste secondaire part sur la droite en direction du nord. La suivre 2 à 300 mètres. Essayer de repérer, en contrebas de la piste, un merisier. La grotte est dessous.


Cliquer sur la carte pour l'agrandir

De la piste, voici la pente qu'il faut descendre pour atteindre la grotte, à quelques dizaines de mètres de là. On voit le sommet du merisier derrière le personnage en rouge.

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Dernière mise à jour : 06/11/07
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