De 1939 à 1942 : la région reste à l'écart de la guerre
De 1939 à 1942, avant l'invasion de la zone libre par les forces
allemandes, la Lozère et à plus forte raison la can de l'Hospitalet
sont bien loin de la guerre. En 1939, comme de partout en France, des hommes de la région partent
vers les fronts, mais les affrontements durent si peu que les
soldats reviennent bien vite, accompagnés des premiers réfugiés que les
Cévennes commencent à accueillir. Puis la situation se stabilise
quelques temps.
En 1942 : l'armée allemande s'installe dans la région
En novembre 1942, l'armée
allemande envahit la zone libre et commence à s'installer dans les Cévennes
(le 11 les allemands arrivent à Béziers). De manière permanente, il
y a 2000
soldats à Mende, 500 à Langogne, de 80 à 120 à Banassac. Les villes
de plus petite envergure en reçoivent encore moins. Dans les
environs immédiats de la can, seul Florac et Saint André de
Valborgne accueilleront de manière sporadique
des allemands, les villages les plus petits n'étant que visités de temps à autres.
On imagine sans peine que ces effectifs de présence de l'armée
occupante sont faibles au regard de la complexité topographique des
environs qui facilite beaucoup la clandestinité.
1943 : la résistance s'organise
A l'échelle de la faible population locale, quelques
maquis d'importances relativement
faible s'installent en Cévennes, mais rien de permanent sur la can
de l'Hospitalet. Par contre, des terrains
de parachutage d'armes y sont utilisés. On note aussi
l'organisation de l'accueil de
réfugiés dans les villages des environs.
1944 : l'armée allemande quitte les Cévennes
L'ensemble de ces faits forme la toile de fonds de la guerre
autour de la can. Mais la can de l'Hospitalet
proprement dite
reste totalement à l'écart des fait de guerre, peut-être parce qu'on y est visible de loin, ce qui décourage
ceux qui veulent se cacher, et qu'aucune concentration humaine d'importance n'y
justifie une surveillance forte, ce qui désintéresse l'occupant ? La can
n'accueille pas de maquis permanent. Par contre, des
terrains de parachutage d'arme y
seront homologués puis utilisés en 1944.
|