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Cette page n'est plus actualisée depuis juillet 2008 car le site "Can de l'Hospitalet" a déménagé. Sa version actuelle, modernisée et complétée, se trouve maintenant à l'adresse suivante :

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Marc

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La can de l'Hospitalet

Le col du Rey

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Le col du Rey est un site-clé de l'histoire humaine de la can de l'Hospitalet. Il constitue un noeud d'itinéraires importants au niveau local mais aussi régional :
  • Le passage entre la vallée française et la vallée du Tarnon. Il s'agissait d'un passage routier, mais aussi d'un réseau de tours à signaux, établi entre Anduze et Florac, qui permettait d'acheminer des messages en passant de Barre-des-Cévennes à Saint Laurent de Trèves en transitant par le col du Rey.
  • Un passage humain très ancien entre la plaine du Languedoc et l'Auvergne (l'actuelle Corniche des Cévennes, dont l'histoire est complexe et riche)
  • Un passage entre les plaines du Roussillon et les hauts-plateaux de la Margeride pour la transhumance des moutons, la draille de Margeride.
  • Un très ancien chemin "à la côte du Rey" est également signalé sous le nom de "Chalsado" par F André (manuscrit, archives départementales de la Lozère, J900, p 244).

Bref, depuis très longtemps le col du Rey est fréquenté en tous sens. Plusieurs signes très évidents de ce fait sont encore visibles aujourd'hui :

Les panneaux indicateurs, actuels, d'abord : bien nombreux pour un modeste croisement de petites routes perdues dans la montagne. D'ici, on va partout, et ce assez facilement.

Mais certaines traces sont très anciennes. Un des menhirs les plus importants de la can, le "menhir couché du Rey", gisait à terre à 800 m au nord de la ferme. Il était long de 2,42 m. Visible de la draille, et proche de deux tumulus (servait-il à en indiquer la présence ?), il a été volé vers les années 60-70 !!!

A l'époque gallo-romaine, le site est toujours occupé : des tessons de poteries y sont trouvés.

Le nom de "Rey" est connu dès 1381 dans la littérature. Il atteste la présence en ce lieu d'un péage royal. Les seigneurs de Barre lèvent également ici un péage sur les transhumances. Le Rey était en effet traditionnellement une "couchée" sur la draille, avec location de pâturages aux troupeaux. Ces avantages du Rey excitaient la jalousie de voisins moins chanceux, comme à Terre Rouge ou les troupeaux ne s'arrêtaient pas. On faisait courir des bruits sinistres sur ses habitants accusés d'assassinats. des altercations éclataient entre les Atger et leurs clients occasionnels, en particulier avec les bergers en déplacements qui prétendaient faire paître leurs bêtes sans bourse délier.

A partir de 1456, la famille Atger s'installe au Rey. Ils sont fermiers et pratiquent le petit élevage et la culture céréalière. Ils lèvent aussi pour le seigneur de Barre un certain nombre de droits sur les troupeaux en transhumance : péage, pulvérage et moutonnage... Vers 1568, la famille Atger héberge au Rey les pasteurs qui rayonnent sur plusieurs communes des environs de la can.

En 1611 le domaine est solidement constitué. Les Atger ont ajouté des bâtisses nouvelles aux constructions primitives et un ensemble de terres et de pâtures ont été regroupées autour des bâtiments, formant une exploitation familiale d'importance. Lors de la guerre des camisards, les Atger quittent le Rey et vont se réfugier à Florac. Mais il reviendront y vivre jusqu'à la fin du XIXème siècle. Durant cette dernière période, une auberge a fonctionné sur le site. L'histoire de cette famille se confond donc avec ce lieu pendant plus d'un demi millénaire, leur conférant une sorte de noblesse. Ils seront parfois appelés les seigneurs du mas vieil, à la suite de l'achat de cette métairie sur le versant oriental de la can.

Le péage sur les transhumance prend fin en 1777 (crd p. 17) alors que le revenu annuel qu'il dégage est estimé à 90 livres par an (cav p.74).

Le Rey est prospère. Il y a là un relais, celui-là même qui existe encore aujourd'hui, et s'insérait dans un ensemble de relais (Saint Laurent de Trèves, Nozière...) sur l'actuel itinéraire de la corniche. Y étaient assurés la vente de fourrage aux troupeaux, le gîte et le couvert des voyageurs qui le souhaitaient...

(slt, p. 9)

En 1879 : 10 habitants au Rey.

Aujourd'hui subsiste sur ce lieu un ensemble de bâtiments tristes et magnifiques dans leur délabrement, dû à l'incapacité des nombreux héritiers à se décider sur son sort : vendre ou utiliser...

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Dernière mise à jour : 06/11/07
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