Lorsqu'on descend la D9 depuis le sommet de la can
vers le Pompidou, peu de temps après être passés sous la ferme des
crottes, on arrive dans une zone relativement plate qui tranche
nettement avec les kilomètres précédents. On arrive ici en terrain
gréseux. Des rochers à la fois tourmentés et arrondis s'élèvent de
part et d'autre de la route, et l'on se sent tout à coup en terrain
méditerranéen...Des carrières, encore des carrières
Toute cette zone est parsemée de carrières qui semblent dater de
toutes les époques (l'une d'elles est en exploitation aujourd'hui
sur le versant nord). La plus visible est située à l'intersection de
la D9 et de la petite route qui s'en sépare pour descendre vers la
vallée borgne à la cote 909.

De ce que j'ai pu en voir on devait y extraire un grès très
grossier, et probablement de l'arène, sorte de sable plus ou moins
fin. |
| Petite énigme géologique qui reste à résoudre pour
moi : dans l'espèce que mixture minérale qui fait le lien entre les
différents blocs de grès plus résistants, on trouve du schiste.
Comment a-t-il pu arriver là alors que le soubassement schisteux se
trouve plusieurs dizaines de mètres plus bas. |
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| De l'autre côté de la D9, une vaste zone
de carrières maintenant à moitié enfouies sous les pins semble avoir
été dévolue à l'extraction de calcaires. Des dépressions creusées de
main d'homme ont libéré des pans de falaises aux formes étranges,
surnaturelles. Les déblais, toujours trop encombrants, ont été
entassés en buttes qui sinueuses qui forment des arêtes aux
cheminements imprévisibles.

Sous les rayons de soleil qui parviennent à traverser l'épaisse
couche d'aiguilles, certains blocs s'illuminent, d'autres sont
maintenus dans une pénombre secrète. L'ambiance est calme et
envoûtante... Qui sont les hommes qui ont fait résonner ce lieu de
coups frappés contre la pierre, et pourquoi l'ont-ils abandonné ?
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| En bordure de la D9, sur la droite en descendant, à
quelques mètres de l'entrée de cette zone de carrières, un banc de grès
porte de nombreuses traces de
polissage. Selon certains historiens il a été utilisé durant le néolithique comme polissoir.
Selon d'autres personnes (dont Camille Hugues) il a été utilisées par les
carriers modernes pour l'affûtage de leurs outils, ce qui semble vraisemblable
au vu des nombreuses carrières des environs immédiats. D'autres
polissoirs du même type se trouvent derrière une petite colline à une centaine de mètres de
là. |
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Quelques mètres en aval du site précédent, un trou
profond et étroit attire l'attention dans un banc de grès du bord de
la route : pouvait-il également servir à affûter un outil, ou son
rôle était-il différent ? |
Un site idéal pour l'habitat
néolithique ?
A l'ouest des carrières, des prairies bien exposées sont adossées
à une barre de grès un peu plus importante.

Le site fait penser au
rocher des fées du Barret, ou à
Mont-vieux, qui ont accueilli,
au moins temporairement, des petits villages au néolithique : plein
sud, du terrain relativement plat facile à mettre en culture, de
l'eau pas trop loin, des rochers pour adosser des constructions...
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| Pourtant, pas de signe tangible d'installation
humaine ancienne, si ce n'est des débris de schiste abondants un peu
partout, et quelque chose qui pourrait être pris pour une cupule
dans l'une des barres... mais rien n'est moins sûr ! Enfin, un
site qui semble tout de même à étudier de plus près ! |
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